A quelques encablures du drapeau à damier, la machine caennaise, en sérieuse perte de vitesse avec quatre nuls et deux défaites lors de ses six dernières rencontres, était sérieusement grippée. Problème, le pare-chocs d'Amiens, revenu à deux unités, se montrait de plus en plus pressant dans le rétroviseur. Pour le baisser de rideau à Michel d'Ornano, la venue de Reims, 17e formation de Ligue 2 Orange à l'extérieur avec un seul succès à son actif, semblait la parfaite occasion pour relancer la formation normande. Pour éviter le dérapage incontrôlé, Franck Dumas avait même décidé de jouer la carte de la mise au vert. Direction les falaises de Port-en-Bessin, près des plages du Débarquement. L'air marin semblait vivifiant pour les locaux. Sur une frappe à ras de terre, Lemaître obligeait Tingry à sortir le grand jeu (6e). Mais sur sa première occasion, le Champenois Akouzar, après un billard dans la surface caennaise, plaçait un intérieur du pied gauche qui rebondissait sur Seube avant de rentrer (0-1, 32e). L'expulsion du Rémois Tourenne, juste avant la pause, changeait la donne. Cela se ressentait d'entrée de seconde période. Sur coup franc, Florentin n'était pas loin d'égaliser. Ce n'était que partie remise pour l'ancien Nancéien. Après un tir au préalable de Lemaître, repoussé par Tingry, il suivait et plaçait une frappe du gauche sous la barre transversale (1-1, 56e). L'espoir était de retour. Compan, sur un caviar de Grandin, ajustait sa tête à bout portant et donnait finalement la victoire aux siens (2-1, 74e). Une victoire qui permettait aux Malherbistes de conserver leur troisième place et leur avance de deux points sur leur poursuivant amiénois